La BCE inquiétée par l’ »ascension du populisme en Europe »

Barbara

, Economie

popuL’économiste en Chef de la BCE estime que l’ascension du populisme devrait suffire à alerte l’opinion. Mais curieusement, il juge qu’elle devrait amener les gouvernements à engager des réformes.

Les gouvernements devraient considérer la montée du populisme en Europe comme signal pour entreprendre des réformes d’après Peter Praet, économiste en chef de la Banque centrale européenne qui s’est entretenu avec des journalistes de la presse allemande dévoilé mercredi.

Nécessité à envisager des réformes

« Les gouvernements doivent mettre en avant des décisions politiques laborieuses et conduire à terme les réformes si cela est indispensable », lance M. Praet dans une interview au quotidien économique allemand Börsen-Zeitung. Cette annonce arrive alors que la Grèce fait face à une nouvelle crise politique, après que le Parlement ait échoué lundi à désigner un nouveau président de la République, entrainant la dissolution du Parlement et l’annonce de l’organisation d’élections législatives anticipées.

Et le parti anti-austérité Syriza risque d’arriver au pouvoir, une vision qui suscite l’inquiétude chez les créanciers du pays et fait réapparaitre les peurs d’une sortie de la Grèce de la monnaie unique.

Les partis populistes aux solutions néfastes
« Les partis populistes dans certains pays font la promesse de proposer des solutions rapides, mais ils ne proposent que des solutions qui se sont révélées funestes », a affirmé M. Praet.

« Tous les pays ont jugé bon d’entrer dans la zone euro: l’ancien système de dévaluation permanente ne marchait pas. Ce qui est dorénavant nécessaire, est la mise en place d’ajustements structurels essentiels. Une politique de dévaluation ne va rien résoudre au niveau structurel », a-t-il poursuivi.

Résoudre les défauts institutionnels

« Nous devons également apporter une solution aux les anomalies institutionnelles au niveau de l’Union européenne. Nous disposons d’une union monétaire avec une banque centrale très forte, mais les autres institutions ne sont pas fortes », a avoué l’économiste.

Egalement questionné sur les politiques menées par la France et l’Italie M. Praet a remarqué qu' »il y a eu une mutation importante ». « En France, le gouvernement prend a envisagé pour la première fois des risques politiques réels afin d’améliorer le marché du travail. En Italie, il y a auss des avancées significatives, surtout dans les intentions. Mais ce qui est maintenant impératif, c’est mettre en oeuvre » des réformes d’après lui.