Le gouvernement régresse à nouveau face aux APL

Fabien

Fabien

, Social

Les aides au logement des jeunes âgés de moins de 25 ans effectuant un emploi éphémère, qui devaient être restreintes par décret, seront retenues au final.

Confronté à la critique, le gouvernement flanche. Le décret qui prévoit de diminuer les aides personnalisées au logement (APL) pour les jeunes travailleurs momentanés, plus précisément les jeunes de moins de 25 ans effectuant une activité rémunérée hors CDI à moins de 1290 € mensuel, sera mise de côté, d’après nos confères de Libération. La décision ne bénéficiait pas vraiment du consentement de tous dans le gouvernement; le ministère de l’Éducation nationale, solidement opposé au décret, a fini par obtenir gain de cause devant les ministères de l’Économie et du Logement.

Selon la Fage, qui avait critiqué une décision «affligeante», dressée en cachette et «dans le dos de la représentation nationale et des organisations de jeunes», le décret aurait concerné 150 000 jeunes, les dépossédant de 750 euros d’aides par an. L’Unef et l’Uni étaient en égalité. «C’est en voulant faire des économies de bout de chandelles que le gouvernement menace l’accès au premier logement chez les jeunes et donc tout un modèle social Que la jeunesse soit une priorité du quinquennat n’a jamais été vrai», avait déclaré Olivier Vial, président de l’Uni, auprès du Figaro Etudiant.

«Ce décret aurait condamné les jeunes les plus fragiles»

Alexandre Leroy, président de la Fage, a déclaré être «soulagé que le gouvernement revienne à la raison, car ce décret aurait condamné les jeunes les plus fragiles», mais note sa «lassitude face aux inventions du gouvernement, qui tous les deux mois s’en prend aux jeunes d’une manière ou d’une autre». «Maintenant, on dit stop!» finit le jeune homme.

Quant à l’Uni, son président Olivier Vial parle d’«une valse permanente»: «nous voulons une vraie clarification pour ne pas avoir de sueurs froides tous les quinze jours!». «Si l’abandon du décret est confirmé, c’est une très bonne chose», déclare Olivier Vial. A la veille de Noël, celui-ci et tous les jeunes que la mesure touche peuvent être heureux: le ministère de l’Éducation nationale vient de certifier au Figaro Étudiant que le décret sera désormais mis de côté.