L’Europe juge «définitive» l’appartenance de la Grèce à l’euro

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Barbara

, Economie

greA l’aube d’élections législatives qui auront lieu le 25 janvier en Grèce, son appartenance à la zone euro aurait été débattue en Europe.

La place de la Grèce en Europe et notamment dans la zone euro continue provoquer des réactions. En fait, ce lundi, la Commission européenne a voulu mettre fin aux spéculations, jugeant que la présence d’un pays dans la zone euro était «inchangeable».

«Le fait d’appartenir à l’euro est irrévocable», a lancé Annika Breidthardt, porte-parole de l’Union européenne (UE) pendant un point de presse, précisant que cette règle était écrite dans le Traité de Lisbonne, dont la signature avait été faite en 2007, «article 140, paragraphe 3». «Nous n’allons pas faire de spéculations et entrer dans des scénarios qui risquent d’être mal interprétés», a indiqué un autre porte-parole, Margaritis Schinas.

La gauche radicale d’accord avec des législatives grecques

Par rapport aux informations parues ce week-end dans le journal allemand «Der Spiegel». D’après le magazine, le gouvernement allemande estime qu’il est inévitable que la Grèce puisse sortir de l’euro, si le parti de la Gauche radicale, Syriza arrivait au pouvoir à la suite des législatives et prenne la décision de mettre de côté la politique de rigueur budgétaire et de ne plus payer la dette du pays.

Ces informations ont provoqué la polémique en Allemagne, où elles ont été considérées comme un moyen de pression utilisé par Angela Merkel, la chancelière allemande et le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, sur les électeurs grecs.

Les électeurs grecs face à leur destin

Après l’échec visant à élire un nouveau président de la République en Grèce le 29 décembre, le parlement grec a pris la décision le 31 décembre de dissoudre celui-ci et de confirmé la tenue le 25 janvier prochain d’élections législatives anticipées à la suite desquelles, le parti Syriza risque d’arriver au pouvoir selon les sondages.

Français Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques, avait lancé un appel aux électeurs grecs à soutenir les réformes qui sont favorables à la croissance pendant les législatives anticipées, des réformes qu’il estimait « importantes pour que la Grèce évolue encore dans la zone euro. »