Rana Kilo avoue être inquiète pour sa famille restée à Alep

Fabien

Alors qu’elle est arrivée depuis trois ans dans la Loire, Rana Kilo une syrienne de 28 ans surveille de façon attentionnée l’évolution de la situation à Alep sa ville natale où résident encore ses deux sœurs et ses parents.

Mercredi, l’armée syrienne a repris le contrôle de la ville d’Alep comme les rebelles prenaient la fuite. Simultanément, les autorités françaises et américaines appellent les parties à observer un cessez le feu et donner la possibilité aux Nations-unies de venir en aide aux sinistrés avec des vivres et des médicaments, car ceux-ci se retrouvent dans une situation humanitaire complexe.

La jeune syrienne suit attentivement cette situation catastrophique depuis Saint-Étienne. Âgée aujourd’hui de 28 ans, Rana Kilo était obligée de fuir son pays natal et cela fait maintenant quatre ans.

Après avoir vécu au Liban elle est arrivée dans la Loire depuis trois ans en passant par Roanne et Saint-Étienne où elle a bénéficié du statut de réfugiée politique. Rana a suivi ensuite des études de marketing et de communication à l’Université.

Grâce à son master obtenu elle recherche en ce moment un emploi. Pour l’instant, celle qui fut autrefois une joueuse de basket en Syrie, continue à entraîner des jeunes à l’amicale laïque du Soleil.

Chaque jour, Rana prend s’informe sur sa famille, ses parents et ses deux sœurs, qui n’ont pas encore quitté Alep. Elle avoue être totalement inquiète pour eux. Bien qu’ils vivent dans des quartiers Ouest d’Alep, au contrôle de l’armée de Bachar al-Assad, la situation reste inquiétante, car cette partie de la ville est constamment la cible de bombardements détaille Rana.

Et quand la connexion internet est coupée, Rana devient inquiète car elle n’arrive pas à joindre sa famille.

Dans les jours à venir, l’une des sœurs de Rana devrait arriver à Saint-Étienne Par contre ses parents ne souhaitent pas partir de la Syrie, alors qu’il n’y a plus d’eau, d’électricité et la présence constante du danger.

« C’est une situation qui n’est pas facile à vivre, mais ils sont maintenant habitués depuis cinq ans » avoue Rana. Et ses parents ne souhaitent pas partir de leur maison, ils ne veulent pas quitter leurs amis, leurs voisins et familles.