Suppression de 1000 postes par Bombardier dans l’aéronautique

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Barbara

, Economie

Entreprise québécoise, Bombardier a déclaré ce matin l’arrêt du dernier jet d’affaires Learjet 85 et 1000 suppressions d’emplois qui compléteront les 35 00 suppressions décidées en 2014 dans le département aéronautique

Si les ventes de Boeing et d’Airbus ne cessent d’augmenter, l’avionneur qui occupe la troisième place dans le domaine de l’aviation Bombardier ne cesse d’enregistrer des échecs.

Juste six mois après l’annonce de la suppression de 1800 postes dans le domaine de l’aéronautique en vue de corriger les surcouts du programme C series le groupe a fait l’annonce selon laquelle il allait licencié 1000 postes en plus également dans la branche aéronautique qu’il justifie par l’interruption du programme de jet d’affaires Learjet 85.

Les ventes de ce dernier jet qui comptait concurrencer le Falcon 5X n’ont en fait pas été au rendez-vous, d’après Bombardier. L’arrêt du programme va être suivi d’une charge spéciale de dévalorisation de 1,4 milliard de dollars canadiens sur le quatrième trimes 2014 et d’une baisse des prévisions financières pour 2015. D’ailleurs, le PDG du groupe Pierre Baudouin devait avoir lieu à Montréal dans la journée.

Suppression de 4500 postes en une année

L’unique apaisement pour les québécois, cette nouvelle restructuration ne va concerner que les sites de Queretaro au Mexique et de Wichita, aux Etats-Unis. Cependant, depuis janvier 2014, le groupe québécois a annoncé qu’elle va supprimer 4.500 postes, sur un total de 38.000 postes fin 2013. Et la branche aéronautique ne cesse de traverser les difficultés.

L’année passée, Bombardier était obligée de suspendre pendant quatre mois les essais en vol du Cseries sont premier appareil de ligne comportant 110 à 160 sièges, après que celui-ci ait connu un important problème au niveau du moteur au sol.

Mais pour l’instant ce dernier bijou a du mal à se vendre par rapport à l’Airbus A320 Neo et au Boeing 737 Max, n’enregistrant que 243 commandes fermes. Il s’est séparé de deux directeurs des ventes en un an, le dernier a d’ailleurs démissionné la semaine passée. On note également la faiblesse persévérante du marché des jets d’affaires, dont son dernier-né, le Learjet 85, a payé les pots cassés.